La solitude, ça commence le matin
Au lever du jour lorsque la main
Ne rencontre que le vide et le froid
De la place vacante qui serait toi
La solitude, c'est le café en solitaire
Avec le journal comme partenaire
Les nouvelles des autres, ces inconnus
Tenir à la télé, des propos décousus
La solitude, c'est la rue pour paysage
Et la fenêtre pour unique voyage
Par delà des toits pour un peu d'évasion
Mais si peu à en perdre la raison
La solitude, c'est l'attente du facteur
De cette lettre, instant de bonheur
Entre factures, publicités et impôts
Mais qui sont toujours des mots
La solitude, c'est le prochain repas
Auquel on ne touchera presque pas
Qu'importe lorsqu'on a plus le goût
Le goût de vivre jusqu'au bout
La solitude, c'est l'attente du soir
En finir avec ce jour dans l'espoir
D'un lendemain matin bien meilleur
D'un petit clin d'œil du bonheur
La solitude, c'est parfois sans espoir
La solitude, c'est s'enfoncer dans le noir
La solitude, c'est crier dans un grand désert
La solitude, c'est pleurer des larmes amères
Brest le 7 novembre 2006
J'kaz !

0