Jeudi 23 Février 2012, St Lazare

ROLAND DEPIN

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Roland Depin est né à Rennes en 1949 mais vit à Brest depuis de longues années. Tout jeune, il a été bercé dans le monde musical. Il commence à composer ses premières chansons en 1968 et enregistre un disque en 1971. Après six années pendant lesquels il fait quelques spectacles, il se détourne de la scène pour se consacrer uniquement à l’écriture de chansons, prenant rarement sa guitare en public. En 1990, après un accident de voiture qui faillit lui coûter la vie, le besoin d’écrire autrement se fait sentir : Le chemin des mots, premier titre édité chez Guy Boulianne au Canada, est le résultat de la période qui suivit l’accident. Puis l’auteur se met au roman : Léa, le bateau maison, le voyage de Chien…

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Nouveau site Article 18/10/2010
St-Cado - La maison sur l'îlette Photo  

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Roland Depin

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Le Lundi 18 Octobre 20101 commentaire(s)

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Le Mardi 01 er Décembre 20091 commentaire(s)

Les vieilles coques

 

 

Après de longs voyages

Elle viennent s'étendre

Flancs posés sur les plages

Et là, attendre, attendre...

L'espoir d'un nouveau voyage

L'étrave bout à la lame

Ne pas mourir loin du large

Ne pas perdre son âme.

Imaginez-les pimpantes

Ces coques échoués là,

Imaginez-les ardentes

Ces coques gisant là...

Fermez les yeux un court instant :

Écoutez, les mats vibrent et grognent

Les voiles heureuses claquent au vent

Les poulies grincent et cognent

Ouvrez enfin les yeux à ce moment :

L'épave n'est plus, c'est un coursier

Un fier thonier toutes voiles au vent

Pour son voyage, son tout dernier...

 

©Roland Depin 30 Novembre 2009

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Le Lundi 30 Novembre 20092 commentaire(s)

La solitude, ça commence le matin

Au lever du jour lorsque la main

Ne rencontre que le vide et le froid

De la place vacante qui serait toi

 

La solitude, c'est le café en solitaire

Avec le journal comme partenaire

Les nouvelles des autres, ces inconnus

Tenir à la télé, des propos décousus

 

La solitude, c'est la rue pour paysage

Et la fenêtre pour unique voyage

Par delà des toits pour un peu d'évasion

Mais si peu à en perdre la raison

 

La solitude, c'est l'attente du facteur

De cette lettre, instant de bonheur

Entre factures, publicités et impôts

Mais qui sont toujours des mots

 

La solitude, c'est le prochain repas

Auquel on ne touchera presque pas

Qu'importe lorsqu'on a plus le goût

Le goût de vivre jusqu'au bout

 

La solitude, c'est l'attente du soir

En finir avec ce jour dans l'espoir

D'un lendemain matin bien meilleur

D'un petit clin d'œil du bonheur

 

La solitude, c'est parfois sans espoir

La solitude, c'est s'enfoncer dans le noir

La solitude, c'est crier dans un grand désert

La solitude, c'est pleurer des larmes amères

 

Brest le 7 novembre 2006

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Le Mercredi 28 Octobre 2009Poster un commentaire
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